Henri Fantin-Latour. Le cercle intime

Henri Fantin-Latour. Le cercle intime
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Publié à l´occasion de l´exposition Fantin-Latour. À fleur de peau au musée du Luxembourg du 14 septembre 2016 au 12 février 2017.
Fantin-Latour (1836-1904) se limiterait-il à l´artiste bourgeois par excellence qu´il semblait être ? Ce serait là une vue bien réductrice de cet artiste complexe que revisite cet ouvrage, à l´occasion de la rétrospective qui lui est consacrée par le musée du Luxembourg, la première à Paris depuis celle de 1982 au Grand Palais.
En cette seconde partie du XIXe siècle où l´évolution rapide du goût et des formes est à l´origine de tensions entre l´académisme finissant et les nouvelles écoles, Fantin-Latour est largement reconnu de son vivant comme peintre de natures mortes et de portraits, mais il est aussi à l´origine d´un œuvre d´une richesse et d´une diversité que l´on ne soupçonne pas toujours. Loin de ne s´être cantonné qu´aux genres auxquels on l´identifie le plus aisément, il est également le peintre de « compositions d´imagination », des œuvres pleines de fantaisie, de rêve et de poésie, que l´on a pu rapprocher du symbolisme naissant. Elles sont en grande partie inspirées par l´autre passion de Fantin-Latour : la musique. Entre austérité des portraits familiaux et féerie des tableaux d´imagination se dessine ainsi un personnage tout en nuances, dont l´abondante correspondance permet d´en éclairer quelques facettes.
Aussi est-ce sous l´angle de l´intimité qu´il est ici approché, dans une volonté d´être au plus proche de cet homme qui a toujours tiré son inspiration de son environnement immédiat : autoportraits, portraits d´amis et de famille, natures mortes, compositions inspirées par son admiration pour Wagner... Tout se rapporte à l´artiste, à ses goûts et à ses affinités. Son processus créatif, associant dessins, pastels, estampes mais aussi, point moins connu, photographies, est ainsi largement réévalué. Au-delà de la redécouverte de l´ampleur donnée par l´artiste au genre de la nature morte, qui devient chez lui un véritable portrait de fleurs, l´ouvrage brosse l´image d´un artiste en prise avec les débats de son temps, entre passion du réel et besoin d´évasion, qui a su s´imposer, malgré sa discrétion, comme une figure marquante de son siècle. L´exposition est réalisée en partenariat avec le musée d´Orsay et le musée de Grenoble, ville natale de l´artiste où elle sera montrée à la suite du musée du Luxembourg.
Fantin-Latour (1836-1904) se limiterait-il à l´artiste bourgeois par excellence qu´il semblait être ? Ce serait là une vue bien réductrice de cet artiste complexe que revisite cet ouvrage, à l´occasion de la rétrospective qui lui est consacrée par le musée du Luxembourg, la première à Paris depuis celle de 1982 au Grand Palais.
En cette seconde partie du XIXe siècle où l´évolution rapide du goût et des formes est à l´origine de tensions entre l´académisme finissant et les nouvelles écoles, Fantin-Latour est largement reconnu de son vivant comme peintre de natures mortes et de portraits, mais il est aussi à l´origine d´un œuvre d´une richesse et d´une diversité que l´on ne soupçonne pas toujours. Loin de ne s´être cantonné qu´aux genres auxquels on l´identifie le plus aisément, il est également le peintre de « compositions d´imagination », des œuvres pleines de fantaisie, de rêve et de poésie, que l´on a pu rapprocher du symbolisme naissant. Elles sont en grande partie inspirées par l´autre passion de Fantin-Latour : la musique. Entre austérité des portraits familiaux et féerie des tableaux d´imagination se dessine ainsi un personnage tout en nuances, dont l´abondante correspondance permet d´en éclairer quelques facettes.
Aussi est-ce sous l´angle de l´intimité qu´il est ici approché, dans une volonté d´être au plus proche de cet homme qui a toujours tiré son inspiration de son environnement immédiat : autoportraits, portraits d´amis et de famille, natures mortes, compositions inspirées par son admiration pour Wagner... Tout se rapporte à l´artiste, à ses goûts et à ses affinités. Son processus créatif, associant dessins, pastels, estampes mais aussi, point moins connu, photographies, est ainsi largement réévalué. Au-delà de la redécouverte de l´ampleur donnée par l´artiste au genre de la nature morte, qui devient chez lui un véritable portrait de fleurs, l´ouvrage brosse l´image d´un artiste en prise avec les débats de son temps, entre passion du réel et besoin d´évasion, qui a su s´imposer, malgré sa discrétion, comme une figure marquante de son siècle. L´exposition est réalisée en partenariat avec le musée d´Orsay et le musée de Grenoble, ville natale de l´artiste où elle sera montrée à la suite du musée du Luxembourg.