Le thé

Le thé
LE THE, qui "désenivre... et fortifie la raison..." Cette formule, employée par Antoine Furetière dans son Dictionnaire universel de 1690, nous rappelle que le thé fut d´abord assimilé en Europe à un remède salutaire aux mille vertus. Et de préciser que le breuvage doré "donne de nouvelles forces pour boire". Il représente une boisson éminemment littéraire ayant stimulé l´imagination de nombreux auteurs.
Ainsi peut-on lire dans le Journal des Goncourt qu´"il serait intéressant qu´un littérateur intelligent fît plusieurs livres d´imagination : l´un au régime du café, l´autre au régime du thé, l´autre au régime du vin et de l´alcool, et qu´il étudiât sur lui les influences de ces excitants sur sa littérature et qu´il en fît part au public... Moi, si jamais j´écris mon étude obscène, je l´écrirai au thé".
Mais le thé, qui "s´enracine" dans une tradition ancestrale, a bien d´autres facettes : les légendes chinoises l´assimilent à la découverte fortuite d´un empereur fabuleux à tête de boeuf ; la Compagnie britannique des Indes orientales le finança un temps par le trafic de l´opium ; les Japonais en firent l´objet d´une cérémonie raffinée ; les indépendantistes nord-américains, un casus belli... Et si vous ne connaissez ni le chanoyu ni le bandège ou le calin - sans accent circonflexe - consultez l´index de cet ouvrage.
L´histoire du thé passe par les mots... Sans oublier les nombreuses illustrations.